Second film de Bong Joon-ho, et déjà un premier chef d’œuvre, Memories of murder révèle le réalisateur à l’international, dans la lignée de la nouvelle vague de cinéastes coréens (Park Chan-wook, Kim Ki-duk, Hong Sang-soo) qui déferle sur le monde. Polar sombre et poisseux, filmé dans un quasi noir et blanc, le film plonge sur les traces d’un tueur de femmes qui terrorise une région rurale près de Seoul. Monstre politique, comme la créature de The Host quelques années plus tard, le premier serial killer coréen devient ici une émanation de la Corée des années 1980 et un miroir tendu à un régime militarisé et répressif. Une manière de lier fait divers et fait politique, pour le cinéaste dont l’œuvre ne cesse d’interroger les rapports de classe et les oppressions.
À l’occasion de l’arrivée de Memories of Murder dans l’abonnement, UniversCiné a rencontré Stéphane Du Mesnildot, ancien journaliste aux Cahiers du cinéma et auteur (Memories of murder : l’enquête, Enfers et fantômes d'Asie...). Le spécialiste du cinéma asiatique analyse ce premier blockbuster coréen dans son ouvrage Memories of murder : l’enquête, paru en décembre 2018 chez The Jokers.
Attention : l'entretien comporte des spoilers du film, à regarder après visionnage de Memories of murder.
Second film de Bong Joon-ho, Memories of Murder est un polar sombre et poisseux, filmé dans un quasi noir et blanc, le film plonge sur les traces d’un tueur de femmes qui terrorise une région rurale près de Seoul.
Une journaliste obtient le scoop politique d’une vie et se retrouve propulsée au rang d’attachée de presse du nouveau ministre des Affaires étrangères de Suède.
À seulement 19 ans, Xavier Dolan livre un premier film qui contient toutes les obsessions de son cinéma. Il explore la complexité des relations mère-fils à travers des dialogues à la poésie cruelle et dans une mise en scène millimétrée.
Avec ses couleurs acidulées et sa bande originale pop, Les Amours Imaginaires contourne les clichés du triangle amoureux pour révéler les petits drames obsessionnels de la jeunesse. Dolan, Chokri et Schneider forment un trio irrésistible.
Xavier Dolan réunit un casting de stars françaises dans un huis-clos familial de haute volée. Le chaos de la mise en scène et des dialogues les plongent dans un vertige dramatique aussi spectaculaire qu’intime.
Virage radical dans le cinéma de Dolan, Tom à la ferme est un thriller vénéneux sur le fil entre humour noir, sensualité et violence. Hommage à Hitchcock, le film joue sur un suspense trouble et une bande originale obsédante. Un bijou de noirceur.
Pour son huitième film, Xavier Dolan signe un mélodrame à la simplicité universelle et à la poésie douce. Avec sa mise en scène épurée, il revient aux sources québécoises de son cinéma et clôture avec tendresse un pan de sa filmographie.
Laurence Anyways est une ôde aux marginaux. Xavier Dolan déploie ses obsessions esthétiques à travers cette odyssée intime dans laquelle Melvil Poupaud tient un des rôles majeurs de sa carrière. Un chef-d’œuvre profondément humain.
Portée par l’interprétation de Matthew Gurney, Reunion fascine en faisant de la surdité le cœur de son écriture sérielle. La langue des signes élève la mise en scène vers une intense grammaire auditive et visuelle, celle de la réparation et du pardon
Pilier de la filmographie de Kathryn Bigelow, qui lui a valu les Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisation, ce long-métrage d’action immersif interroge l’addiction à l’adrénaline et le pouvoir captivant de la guerre.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
L'un des réalisateurs les plus créatifs lit entre les lignes de l'éternel best-seller de la littérature jeunesse pour une émouvante fable sur l'enfance et son imaginaire.
S’inspirant de sa propre vie, Jeanne Moreau rassemble ses souvenirs et livre son œuvre la plus ambitieuse. Porté par un casting d’exception et une mise en scène élégante, la comédienne affine son regard et confirme sa singularité de réalisatrice.
Débuté en 1946 mais sorti en 1980, Le Roi et l’Oiseau, adapté d’un conte d'Andersen, s'impose comme le mètre étalon de l'animation française. Paul Grimault et Jacques Prévert signent une œuvre universaliste traversant les époques.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...