Après le succès de son polar rural et sombre Memories of Murder, Bong Joon-ho s’attaque au film de monstre avec The Host. Le cinéaste coréen réussit ici le tour de force d’allier le film à grand spectacle se déroulant au cœur de Seoul au film d’auteur n’oubliant jamais ses préoccupations sociales et écologiques. Tour à tour film d’action et film catastrophe, mais aussi drame familial, comédie burlesque et fable écologique, The Host fait aujourd'hui figure de matrice du cinéma de Bong Joon-ho. Une filmographie riche et complexe, qui culminera treize ans plus tard avec Parasite et raflera tous les prix majeurs en 2019, de Cannes à Hollywood, de la Palme d’or aux Oscars majeurs.
À l’occasion de l’arrivée de The Host dans l’abonnement, UniversCiné a rencontré Stéphane Du Mesnildot, ancien journaliste aux Cahiers du cinéma et auteur (Memories of murder : l’enquête, Enfers et fantômes d'Asie...). Le spécialiste du cinéma asiatique analyse ce premier blockbuster coréen dans son ouvrage The Host, Bong Joon-ho dans les entrailles de la bête, paru en décembre 2024 chez The Jokers.
Attention : l'entretien comporte des spoilers du film, à regarder après visionnage de The Host.
Second film de Bong Joon-ho, Memories of Murder est un polar sombre et poisseux, filmé dans un quasi noir et blanc, le film plonge sur les traces d’un tueur de femmes qui terrorise une région rurale près de Seoul.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.