VIDEO | 2016, 13' | Cinéaste farouchement indépendant, producteur et parfois même acteur de ses films, Paul Vecchiali est en outre un cinéphile invétéré, auteur d'une surprenante Encinéclopédie, où il recense savamment les chefs-d'oeuvre et nanars du cinéma français signés des auteurs émergeant dans les années 30. Où Darrieux trône superbement (sauf dans Bethsabée), où Bernard Blier en prend pour son grade, où Duvivier et Carné peuvent être réévalués et Anatole Litvak grandement reconsidéré. Comment ne pas demander à cet amoureux extrême du 7ème art quels films il nous recommanderait de voir en priorité dans le catalogue d'Universciné ? De la grâce de Jacques Demy au réalisme poétique de Marcel Carné, trop méprisé à son goût, en passant évidemment par Grémillon (auquel Vecchiali rend directement hommage dans son Corps à coeur), il nous parle de ses coups de foudre filmiques.
D'après Richard Stark (alias D.E. Westlake), un film "po" : policier, politique, poétique. Le dernier Godard avec Anna Karina, transformée en Bogart frenchy.
Parce que le cinéma en 149 plans, la photo de Raoul Coutard, la musique de Georges Delerue. Devant la caméra, Bardot parle avec Fritz Lang. Derrière la caméra, Godard filme en couleurs et en cinémascope la Méditerranée.
1958, la Suisse, un déserteur pendant la guerre d'Algérie... Et le deuxième film de Godard, première apparition d'Anna Karina, fut censuré pendant 3 ans.
Dans un hôtel parisien, deux détectives planchent sur la mort d'un homme pendant qu'un entraîneur de boxe compte sur son poulain pour rembourser la mafia...
Parce que le plus étrange des films de science fiction, la plus singulière des aventures de Lemmy Caution Constantine dans un Paris que Jean Luc Godard tord jusqu’au fantastique.
Rochefort. Mme Yvonne Garnier tient un café. Ses filles, Delphine et Solange, donnent respectivement des cours de danse et de musique. Yvonne a refusé autrefois d'épouser l'homme qu'elle aimait, parce qu'il s'appelait Monsieur Dame. Ses filles ne l'ont jamais su. Or, il se trouve que Solange entretient avec celui-ci des rapports professionnels : M. Dame va lui faire rencontrer le compositeur américain Andy Miller, qu'elle admire énormément. Delphine attend le Prince charmant ; or, un jeune marin nommé Maxence, peintre à ses heures, a fait d'imagination le portrait de sa princesse. Coïncidence : celui-ci ressemble trait pour trait à Delphine. Tout ce monde joue à cache-cache, se croise sans se connaître ou se reconnaître, prétexte à couplets, duos, trios, choeurs et chorégraphie, Entrent en scène divers perturbateurs, tels les joyeux forains ou l'égocentrique amoureux de Delphine. Mais, comme il se doit, Yvonne deviendra, bon gré, mal gré, Madame Dame ; Solange tombera amoureuse, sana savoir qui il est, du talentueux Andy ; et Maxence, faisant du stop, arrêtera le camion des forains avec lequel, justement, Delphine partait pour Paris.
Geneviève, désespérée, voit son fiancé partir pour la guerre, en Algérie. Sa mère, presque ruinée, la pousse vers le riche Roland Cassard... Palme d'or 1964.
Parce que Jacques Demy avait découvert l'univers des casinos à Cannes, où il s'était rendu pendant le festival afin de chercher des financements pour "Les Parapluies de Cherbourg".
De Jean-Luc Godard, Jean Douchet, Éric Rohmer, Claude Chabrol, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet
Un jeune producteur, Barbet Schroeder, a eu l'idée de confier une caméra 16mm, de la pellicule couleur et un quartier de la capitale à six cinéastes de ses amis en leur demandant un court-métrage. Simplicité originelle, désinvolture du tournage rapide, improvisation de l'instant, authenticité du son direct, affranchissement de toutes les contraintes techniques et économiques, telle est cette expérience cautionnée par Godard, Pollet, Rohmer, Douchet, Rouch et Chabrol.
De Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, Agnès Varda
En 1967, un groupe de cinéastes décide d´affirmer son soutien au peuple Vietnamien en lutte contre les Etats-Unis, le but n´étant pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais d´ouvrir une réflexion sur cette guerre impérialiste.
Une journaliste obtient le scoop politique d’une vie et se retrouve propulsée au rang d’attachée de presse du nouveau ministre des Affaires étrangères de Suède.
Reprise en main par le monteur du premier volet, la franchise The Descent se poursuit et entreprend de désamorcer toutes les attentes des spectateurs du film précédent, en injectant humour et gore dans l’horreur déjà bien présente.
Plongée glauque et poisseuse dans l’histoire d’un tueur en série, ce film de Fatih Akin joue avec le dégoût et le mauvais goût pour dresser, en creux, un implacable portrait de l’Allemagne des années 1970.
Pour son huitième film, Xavier Dolan signe un mélodrame à la simplicité universelle et à la poésie douce. Avec sa mise en scène épurée, il revient aux sources québécoises de son cinéma et clôture avec tendresse un pan de sa filmographie.
Laurence Anyways est une ôde aux marginaux. Xavier Dolan déploie ses obsessions esthétiques à travers cette odyssée intime dans laquelle Melvil Poupaud tient un des rôles majeurs de sa carrière. Un chef-d’œuvre profondément humain.
Virage radical dans le cinéma de Dolan, Tom à la ferme est un thriller vénéneux sur le fil entre humour noir, sensualité et violence. Hommage à Hitchcock, le film joue sur un suspense trouble et une bande originale obsédante. Un bijou de noirceur.
Xavier Dolan réunit un casting de stars françaises dans un huis-clos familial de haute volée. Le chaos de la mise en scène et des dialogues les plongent dans un vertige dramatique aussi spectaculaire qu’intime.
À seulement 19 ans, Xavier Dolan livre un premier film qui contient toutes les obsessions de son cinéma. Il explore la complexité des relations mère-fils à travers des dialogues à la poésie cruelle et dans une mise en scène millimétrée.
Portée par l’interprétation de Matthew Gurney, Reunion fascine en faisant de la surdité le cœur de son écriture sérielle. La langue des signes élève la mise en scène vers une intense grammaire auditive et visuelle, celle de la réparation et du pardon
Pilier de la filmographie de Kathryn Bigelow, qui lui a valu les Oscars du meilleur film et de la meilleure réalisation, ce long-métrage d’action immersif interroge l’addiction à l’adrénaline et le pouvoir captivant de la guerre.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Alexis le ver solitaire aide Maria Callas à atteindre le titre de "Prima Absoluta" – un succès qui tourne au plus gros scandale d'opéra de tous les temps : la voix de la diva déraille, et l'équipe de choc doit fuir dans la clandestinité.
Le Manoir Magique confirme le talent de Ben Stassen (Fly Me to the Moon) en matière d’animation franco-belge. Rythme effréné et personnages haut en couleurs portés par les valeurs émancipatrices du collectif sont au cœur de cette aventure familiale.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.