Madame Bovary écrit par Gustave Flaubert au milieu du 19e siècle est un classique de la littérature européenne.

Son impact sur la littérature mondiale et sur la société européenne a été si grand que, Emma, le personnage central du roman, est devenue, avec le temps, une légende contemporaine, qui s’étend au-delà des limites du temps et de l’espace du roman et qui possède une renommée universelle qui touche le cœur de l’expérience humaine.

L’histoire d’Emma et de ses amours n’est pas uniquement celle d’une femme passionnée qui rompt toutes les normes et contraintes sociales pour satisfaire ses désirs. Emma est devenue le symbole du besoin qu’ont les hommes, de rêve, de recherche, d’accomplissement et de liberté, d’exaltation de la vie.

Emma transposée dans l’Inde de l’après-indépendance devient « Maya ».

Une période qui exprime à la fois la liberté et le schisme.

Une période d’une rationalité naissante et d’un romantisme mourant.

Une époque où le vieil ordre est démoli et de nouvelles valeurs doivent encore être définies.

Maya, née dans une famille aristocratique décadente, traduit vraiment les contraintes et contradictions socio-culturelles des temps qui changent.

Un désir nostalgique de la gloire et la grandeur du passé. Une attirance irrésistible pour le mode de vie et la pensée occidentaux. Une recherche insatiable d’un idéal romantique.

« Maya » en tant qu’idée représente le concept de base de la philosophie indienne qui suggère que toute connaissance et toute forme de vie ne sont que pure fiction donc réelles.

« Maya » est l’énergie créative première ainsi que ses manifestations.

« Maya » est l’illusion.

« Maya » est l’enchantement.