« ... Je ne cesse jamais d'étudier avec une curiosité sans honte, le puissant visage de Victor Sjoström.
Quelquefois, il est comme un cri muet de douleur, quelquefois, il est torturé par une cruauté méfiante et une plainte sénile. Quelquefois, il se dissout dans une compassion de soi-même et se surprend à des effusions sentimentales...
C'est ainsi que le tournage des Fraises sauvages fut un combat contre le temps. Nous fûmes témoins d'un combat d'une volonté effrayante contre les forces d'annihilation. D'une minute à l'autre, le combat faisait rage, avec des victoires et des défaites égales des deux côtés. »
Ingmar Bergman