"Je m’équipe souvent d’une caméra témoin sur les plateaux de tournage des films pornographiques que je réalise. Cette caméra fait partie du décor, je la place et la déplace en fonction de l’axe qui permettra de cadrer le mieux possible le tournage des scènes. Elle enregistre pendant et entre les prises.

Je n’ai rien censuré.

J’ai accumulé des milliers d’heures de rushes que j’ai archivés sans jamais y toucher. Je souhaitais confier ce matériel à un artiste. Raphaël Siboni en a fait un film personnel, à l’abri de toute intervention de ma part.

Certains penseront que je suis une ordure, moi le premier peut-être. Mais, le malaise que j’éprouve devant le film est le signe, à mon avis, que le projet est réussi."

H.P.G.