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Thanos Anastopoulos : "Quand on est nu sur une plage..."
VIDEO | 2016, 13' | ... les différences n’existent plus. Dans leur documentaire L'Ultima Spiaggia, présent...
La rédaction, 23/11/2016
Continuation d’un reportage photographique réalisé quelques années plus tôt, San Clemente est le premier film choc de Raymond Depardon. Dans un noir et blanc charbonneux, le cinéaste filme avec une humanité bouleversante des centaines de malades indigents aux allures d’enfants perdus, livrés à eux-mêmes sur une île isolée, pour mieux révéler la brutalité psychiatrique encore en cours au début des années 1980.
San Clemente est un hôpital psychiatrique situé sur l'une des îles qui avoisinent Venise. Institution médicale ou carcérale ? Les familles des malades se plaignent en tout cas des lacunes en matière d'organisation et d'assistance aux internés. Pourtant, l'austérité des lieux n'est pas le sujet, mais seulement la toile de fond de ce que Depardon veut montrer. Une femme frappe à une porte. La caméra entre à sa suite. La visiteuse se dirige vers son lit : c'est une patiente. Un homme parle de façon exaltée, une femme a des gestes emphatiques : ce sont les parents des internés. Les médecins, habillés en civil, sont difficiles à repérer. Raymond Depardon filme ici toute l'ambiguïté de la folie, toute sa complexité.
San Clemente est un hôpital psychiatrique situé sur l'une des îles qui avoisinent Venise. Institution médicale ou carcérale ? Les familles des malades se plaignent en tout cas des lacunes en matière d'organisation et d'assistance aux internés. Pourtant, l'austérité des lieux n'est pas le sujet, mais seulement la toile de fond de ce que Depardon veut montrer. Une femme frappe à une porte. La caméra entre à sa suite. La visiteuse se dirige vers son lit : c'est une patiente. Un homme parle de façon exaltée, une femme a des gestes emphatiques : ce sont les parents des internés. Les médecins, habillés en civil, sont difficiles à repérer. Raymond Depardon filme ici toute l'ambiguïté de la folie, toute sa complexité.
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