La famille Yoshi déménage d´Azabu pour s´installer dans la banlieue de Tokyo où le père a trouvé un nouvel emploi. Ryoichi (dix ans) et Keiji (huit ans) font l´école buissonnière et se lient avec Taro, le fils du patron de leur père. Premier sermon du père, le soir, pour qui « ce n´est pas ainsi qu´on devient des hommes importants ». Ce petit employé, soucieux des apparences, ne souhaite rien tant que de voir ses fils occuper une situation élevée. Mais ceux-ci sont d´une autre trempe et lorsqu´ils découvrent dans un film amateur que leur père, pour complaire à son patron, ne cesse de faire le pitre devant la caméra, ils quittent la séance furieux. De retour à la maison, ils apostrophent violemment celui-ci et décident, raidis dans leur dignité, qu´ils ne mangeront plus rien, si c´est à ces pitreries qu´ils doivent leur nourriture.
Fascinée par le monde de la nuit et la prostitution, qu’elle a décrit également dans Madame Claude ou Princesses, la réalisatrice Sylvie Verheyde s’intéresse avec Sex Doll au spleen des travailleuses du sexe. Avec une Hafsia Herzi magnétique.
Le réalisateur de Drunk et Festen livre ici l’un de ses films le plus expérimental et personnel. En suivant des quadragénaires à la recherche d’autres modes de vie, il capte, sur le vif, des performances d’acteurs incroyables.
Dès son premier film, Sofia Coppola livre un incontournable des années 1990 avec ce teen movie éthéré et mélancolique. Aussi lumineux que son sujet est sombre, il offre à la toute jeune Kirsten Dunst l’un de ses premiers grands rôles.
Un drame humain délicat mis en scène avec beaucoup de dignité et de pudeur porté par un Karim Leklou bouleversant. Rachid Hami raconte l’histoire vraie de son frère sans jamais céder au ressentiment ou à la colère. Un film apaisé et rassembleur.
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