Une école, un hôpital, une salle de spectacle, une prison… Ces bâtiments construits par les Homo sapiens ont été désertés et la nature y a repris ses droits. Ils accueillent désormais les vents, les pluies, la faune et la flore sans résistance. À travers une série de plans fixes, Nikolaus Geyrhalter tend ces paysages vers le spectateur comme des miroirs.
A Frankfort, dans le bâtiment d’une banque ayant cessé son activité depuis 6 ans, Rainer Voss, un ancien trader ayant travaillé plus de dix ans dans des banques, parle. Il démêle pour nous la pelote nébuleuse, des origines de la crise financière (dérégulation et informatisation concomitante des marchés) aux produits dérivés mis au point pour neutraliser toutes sortes de risques.
Dans les années 60, la perche du Nil fût introduite dans le lac Victoria par des scientifiques. Depuis, tous les poissons indigènes ont été décimées par ce prédateur vorace, dont la chair est exportée vers l’hémisphère nord tandis que les populations du lac meurent de faim. Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, prostituées, industriels et commissaires européens sont les acteurs de ce drame...
Durant deux ans, le réalisateur a placé sa caméra au cœur des plus grands groupes européens agricoles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production... Sans commentaires ni propagande, ses images cristallines d'une productivité démesurée nous font rejoindre les descriptions des romans d'anticipation. Un choc esthétique pour une prise de conscience sociale.
Inondations, irrigation intensive, désertification, bataille quotidienne pour trouver de l'eau potable... 1,2 milliards d'individus, selon l'Onu, sont déjà en-dessous du niveau minimal moyen. A travers trois voyages – au Bangladesh, au Kazakhstan et au Kenya –, le réalisateur autrichien Udo Maurer pose avec évidence la question de l’eau. Un film pour prendre conscience de l'urgence.
Dans un village en Autriche, pendant l'entre-deux-guerres, sept serviteurs héritent des terres de leur maître. Désemparés, ils apprennent à faire face à leurs nouvelles responsabilités malgré l'hostilité ambiante des fermiers. Très vite, ce renversement de l'ordre social déchaine les passions.