Cinéaste new-yorkais par excellence, Abel Ferrara possède bon nombre de points communs avec une autre légende de la Grosse Pomme, Martin Scorsese : des racines italiennes, une fascination pour les gangsters, un attachement viscéral à la ville et une foi qui transcende un cinéma sombre et violent, comme si, au comble de l'horreur, tout pouvait encore être sauvé. Double démoniaque d'un Scorsese plus en maîtrise, Abel Ferrara a préféré la folie pure, le scandale, le souffre pour creuser son sillon dans l'histoire du cinéma, quitte à se perdre. Qu'importe. Décrié pour son (mauvais) goût du sang et du sexe, Abel Ferrara reste l'auteur de films sauvages et précieux qui donnent à voir des personnages fébriles, harcelés et suppliciés, capables du pire tout en cherchant le salut. Dans cette veine, peu de réalisateurs ont aussi bien capté la folie et la violence nées de l'impasse dans laquelle ces personnages se retrouvent.
Le documentariste Piero Usberti signe un film de voyage qui le replace avec humilité là où il se trouve : dans la peau de l’étranger, celui qui observe attentivement et capte tout à la fois la résilience et la singularité du peuple palestinien.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.