Je suis tombée amoureuse de Diana Vreeland lorsque j’étais étudiante, fascinée par ses écrits dans Harper’s Bazaar et Vogue. Quelques temps plus tard, je suis tombée amoureuse de son petit-fils et je suis devenue un membre de la famille Vreeland. Bien que je n’aie jamais eu la chance de rencontrer Mrs. Vreeland, je me suis petit à petit totalement immergée dans son univers. Ses amis, sa famille m’ont accordé leur confiance et m’ont donné accès aux archives de Diana Vreeland, de Harper’s Bazaar, de Vogue et du Costume Institute du Metropolitan Museum.
A l’époque où j’effectuais des recherches pour le livre que j’écrivais sur Mrs. Vreeland, j’ai réalisé que sa force et sa subtilité ne pouvaient s’exprimer pleinement que si l’on essayait de leur redonner vie. Un film était le moyen le plus évident et le plus efficace pour parler du parcours unique et visuel de Mrs. Vreeland, c’est pourquoi j’ai décidé de réaliser ce documentaire.
Diana Vreeland : The eye has to travel est plus qu’un portrait intime de cette icône de la mode. Le film s’appuie sur différents éléments visuels et sonores : des extraits de films, des photographies, des animations, des graphiques, des textes, des sons et de la musique. La voix même de Diana Vreeland et son personnage – fort, éloquent et souvent très « exagéré » – nous guide à travers ses aventures, ses réussites et ses passions. Diana Vreeland était bien plus que « l’impératrice de la mode ».
Elle concevait les magazines auxquels elle collabora comme un moyen d’exprimer sa perception de la vie. Sa philosophie était plus profonde que ce qui transparaît dans ses articles dans Harper’s Bazaar et Vogue. Sa persévérance et sa détermination nous ont montré que nous pouvions oser penser différemment.
Toujours curieuse d’expériences et d’idées nouvelles, Diana Vreeland a joué de sa passion pour la mode comme d’un instrument permettant d’étendre et d’enrichir nos esprits. C’est ce que j’ai souhaité souligner avec ce film.
Lisa Immordino Vreeland