Bullhead est un polar peuplé de paysans et de gangsters, avec pour arrière-plan la mafia des hormones en Belgique. C’est un film sur l’amitié, la loyauté, la trahison et l’innocence perdue. C’est aussi un film sur les vaches et les dénonciateurs, les taureaux et les coups de tête, le tout entre la Flandre-Occidentale, Liège et le Limbourg.
Bullhead n’est pas une enquête d’investigation critique sur des faits réels. Ceux qui connaissent l’affaire Van Noppen retrouveront dans le film un certain nombre d’éléments identifiables, mais Bullhead n’est absolument pas une adaptation dramatique de cette affaire de meurtre. Pour reprendre les mots du réalisateur Michaël R. Roskam : Bullhead traite de la mafia des hormones comme Hamlet traitait de la royauté danoise.”
Michaël R. Roskam n’en a pas moins tout mis en œuvre pour esquisser un portrait aussi réaliste que possible du milieu des éleveurs flamands des années 80 à aujourd’hui. Le film se déroule en grande partie Saint-Trond d’où le réalisateur est originaire.
L’acteur principal, Matthias Schoenaerts, s’est préparé physiquement durant deux ans – et de manière particulièrement intensive durant les cinq derniers mois – pour interpréter le rôle de ce fils de paysans qu’un incident tragique survenu dans son enfance a métamorphosé en une montagne de muscles tourmentée, bourrée de frustrations et de colère inexprimée.
Le résultat est stupéfiant, Matthias a pris au total 27 kilos.
"Bullhead est une tragédie sur la façon dont le destin peut parfois déterminer notre vie bien plus que nous ne l’aurions souhaité. Jusqu’à faire de nous le jouet d’évènements dont nous ne sommes pas responsables et sur lesquels nous n’avons aucune prise", dit Michaël R. Roskam à propos de son premier long-métrage. C’est un film sur des gens qui sont poussés aux pires extrêmités.
Parfois des évènements improbables peuvent déterminer ce qu’on devient. Il n’y a pas ici, tout simplement, des Cowboys et des Indiens, le Bien et le Mal. Mais de petits drames humains dont les conséquences sont telles que les protagonistes ne semblent plus avoir le choix. Leur destin est leur destination."