Alison Klayman : " J’ai eu la chance de rencontrer Ai Weiwei en 2008, lorsque je travaillais en Chine en tant que journaliste. En plus d’être un artiste protéiforme et charismatique, Ai Weiwei offre un autre regard sur la Chine et c’est précisément ce regard que j’avais envie de saisir. "

" Ma patrie, si je devais en choisir une, serait l’Internet, car son espace et ses frontières satisfont largement à mon imagination. Les autres " patries " ne sont pas à la hauteur."

@aiww 29.12.2009 14 :44 :39

 

A. K. : " En apprenant à le connaître, j’ai compris qu’il était véritablement engagé dans des activités subversives et risquées ; tout en étant très vigilant à défendre la liberté sous toutes ses formes. "

 

" Il n’y a que deux sortes de gouvernements dans le monde : le gouvernement démocratique, qui côtoie la critique, et le gouvernement totalitaire, qui côtoie sa propre fin. "

@aiww 2.05.2010 11 :35 :15

 

A. K. : " Ai Weiwei a fini par être la cible du gouvernement, et est devenu un véritable symbole de la lutte pour la liberté d’expression, tout en étant conscient des conséquences de ses actes envers le régime. En avril 2011, deux ans après le début du tournage, Ai Weiwei a été arrêté, placé en garde à vue dans un lieu inconnu, sans que l’on sache de quoi il était inculpé ni quand il serait libéré. Ses 80 jours de détention puis sa libération ont été relayés par les médias du monde entier. "

 

" C’est étrange la liberté, une fois que vous y avez goûté, ça vous colle au coeur et plus personne ne peut vous en priver. "

@aiww 13.07.2011 14 :14 :07

 

A. K. : " J’ai toujours envisagé ce film comme une enquête, j’ai découvert un homme de paradoxes ; il se voit comme un artiste mais explique souvent que l’art n’a pas d’importance. L’art, pour lui est une question d’engagement et de communication, un moyen d’expression au service de la défense des droits fondamentaux. "