Chef-d’œuvre méconnu d’Ana Mariscal, Le Chemin préfigure les films de Víctor Erice ou de Carlos Saura en adoptant le point de vue de l’enfance pour tendre un miroir critique à l’Espagne franquiste. Sa forme chorale permet de brosser le portrait d’une communauté villageoise dont l’apparente quiétude laisse peu à peu apparaître l’emprise patriarcale et le poids étouffant de l’Église sur les mœurs.
Quelques jours avant son départ pour la ville, un jeune garçon vit ses derniers moments dans son village natal. Troublant de réalisme, le quotidien du jeune Daniel et de ses amis Roque et Germán frôle parfois le documentaire. Avec ce film, Ana Mariscal parvient à échapper à la censure tout en posant un regard social sur l’Espagne des années 1960, étouffant dans ses contradictions.
Quelques jours avant son départ pour la ville, un jeune garçon vit ses derniers moments dans son village natal. Troublant de réalisme, le quotidien du jeune Daniel et de ses amis Roque et Germán frôle parfois le documentaire. Avec ce film, Ana Mariscal parvient à échapper à la censure tout en posant un regard social sur l’Espagne des années 1960, étouffant dans ses contradictions.
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