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PAUL VERHOEVEN
Après un début de carrière décrié dans son pays natal, le « hollandais violent » (c’est son surnom !) Paul Verho...
Stéphane Moïssakis, 24/11/2025
131
1996
Fort du succès de Basic Instinct, Paul Verhoeven a désormais les pleins pouvoirs pour imposer son bon « mauvais goût ». Avec Showgirls, il renoue avec le scénariste Joe Eszterhas et imagine une relecture érotico-satirique du Ève de Joseph L. Mankiewicz pour tirer le portrait au vitriol de cette Amérique capitaliste qui a engendré Las Vegas. Un chef d’œuvre incompris en son temps, mais ô combien prophétique.
Nomi arrive à Vegas pour réaliser son rêve : devenir danseuse. Elle plonge vite dans la réalité et débute par des strip teases... Après "Basic Instinct", le réalisateur et son scénariste ont repris la trame du "Eve" de Mankiewicz en la transposant dans l'Amérique siliconée des 90's. Résultat : une critique de l'arrivisme et de la laideur... ou une apologie du néant ? Échec total, critique et public, "Showgirls" est le "film maudit" de l'auteur de "Robocop" et "Spetters". Mais, à l'instar de Jacques Rivette qui déclarait à sa sortie qu'il était l'un des grands films de l'année, "Showgirls" a aujourd'hui sa horde de fans qui jurent au chef-d’œuvre incompris.
Nomi arrive à Vegas pour réaliser son rêve : devenir danseuse. Elle plonge vite dans la réalité et débute par des strip teases... Après "Basic Instinct", le réalisateur et son scénariste ont repris la trame du "Eve" de Mankiewicz en la transposant dans l'Amérique siliconée des 90's. Résultat : une critique de l'arrivisme et de la laideur... ou une apologie du néant ? Échec total, critique et public, "Showgirls" est le "film maudit" de l'auteur de "Robocop" et "Spetters". Mais, à l'instar de Jacques Rivette qui déclarait à sa sortie qu'il était l'un des grands films de l'année, "Showgirls" a aujourd'hui sa horde de fans qui jurent au chef-d’œuvre incompris.
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