Il est des périodes où le mot patriote prend des accents vibrants. Par exemple pendant l’été 40, après que l’armée allemande a pulvérisé les défenses françaises. C’est cette période que Gabriel Le Bomin a choisi de faire revivre ici. Pour mettre en lumière le personnage d’Addi Ba, un jeune tirailleur sénégalais qui se joint à ceux qui luttent contre l’occupant et que l’on appellera bientôt du joli nom de résistants.On ne peut plus classique dans sa forme, Nos patriotes n’étant pas de ces films qui tirent la couverture à eux et noient leur...
Il est des périodes où le mot patriote prend des accents vibrants. Par exemple pendant l’été 40, après que l’armée allemande a pulvérisé les défenses françaises. C’est cette période que Gabriel Le Bomin a choisi de faire revivre ici. Pour mettre en lumière le personnage d’Addi Ba, un jeune tirailleur sénégalais qui se joint à ceux qui luttent contre l’occupant et que l’on appellera bientôt du joli nom de résistants.On ne peut plus classique dans sa forme, Nos patriotes n’étant pas de ces films qui tirent la couverture à eux et noient leur sujet derrière une mise en scène à l’esbroufe, le film aligne plusieurs scènes qui ne vont pas dépayser ceux qui ont vu Un homme de trop, L’Affiche rouge ou L’Armée des ombres. Le film de résistance possède en effet ses codes, qui exaltent le courage de ceux qui ont su se dresser contre la barbarie nazie. Mais il nous dépayse aussi, dans le sens où le personnage central est un Africain que les circonstances ont conduit à devoir défendre la terre des colonisateurs.Un angle courageux, tant l’histoire de la Résistance recèle des zones d’ombre que le politiquement correct feint d’ignorer. Un angle polémique lorsque l’on se rend compte que l’homme noir est évidemment considéré comme un sous-homme par l’armée allemande, on n’en attendait pas moins d’elle. Mais qu’il peine également à se faire reconnaître par ceux à qui il prête main-forte et qui se battent pour la libération du pays. Chronique du racisme ordinaire, Nos patriotes ne nous saisit pas directement à la gorge, mais il s’insinue en nous de façon progressive, suscitant nos émotions autant que notre raison.
Il est des périodes où le mot patriote prend des accents vibrants. Par exemple pendant l’été 40, après que l’armée allemande a pulvérisé les défenses françaises. C’est cette période que Gabriel Le Bomin a choisi de faire revivre ici. Pour mettre en lumière le personnage d’Addi Ba, un jeune tirailleur sénégalais qui se joint à ceux qui luttent contre l’occupant et que l’on appellera bientôt du joli nom de résistants.On ne peut plus classique dans sa forme, Nos patriotes n’étant pas de ces films qui tirent la couverture à eux et noient leur sujet derrière une mise en scène à l’esbroufe, le film aligne plusieurs scènes qui ne vont pas dépayser ceux qui ont vu Un homme de trop, L’Affiche rouge ou L’Armée des ombres. Le film de résistance possède en effet ses codes, qui exaltent le courage de ceux qui ont su se dresser contre la barbarie nazie. Mais il nous dépayse aussi, dans le sens où le personnage central est un Africain que les circonstances ont conduit à devoir défendre la terre des colonisateurs.Un angle courageux, tant l’histoire de la Résistance recèle des zones d’ombre que le politiquement correct feint d’ignorer. Un angle polémique lorsque l’on se rend compte que l’homme noir est évidemment considéré comme un sous-homme par l’armée allemande, on n’en attendait pas moins d’elle. Mais qu’il peine également à se faire reconnaître par ceux à qui il prête main-forte et qui se battent pour la libération du pays. Chronique du racisme ordinaire, Nos patriotes ne nous saisit pas directement à la gorge, mais il s’insinue en nous de façon progressive, suscitant nos émotions autant que notre raison.
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