Il y a deux fils narratifs dans Le fils : d’un côté, une plongée dans l’entraînement des spetznaz, les forces d’élite de l’armée russe, et de l’autre, le deuil vécu par la famille du soldat Dima, tué au Daghestan à 21 ans en mai 2013. Le soldat en question est le cousin du cinéaste Alexander Abaturov, qui a été persuadé par sa tante de réaliser ce documentaire qui élève une affaire personnelle à une dimension universelle. Le montage parallèle révèle des choses fortes, et parfois inattendues. Du côté de la famille, il y a la douleur et le...
Il y a deux fils narratifs dans Le fils : d’un côté, une plongée dans l’entraînement des spetznaz, les forces d’élite de l’armée russe, et de l’autre, le deuil vécu par la famille du soldat Dima, tué au Daghestan à 21 ans en mai 2013. Le soldat en question est le cousin du cinéaste Alexander Abaturov, qui a été persuadé par sa tante de réaliser ce documentaire qui élève une affaire personnelle à une dimension universelle. Le montage parallèle révèle des choses fortes, et parfois inattendues. Du côté de la famille, il y a la douleur et le silence liés à la perte d’un fils unique, qui dépassent toutes les notions de patriotisme, ainsi que les efforts entrepris pour surmonter cette absence. Du côté de l’armée, il y a aussi des suprises: si les soldats d’élite subissent un entraînement éprouvant aussi bien physiquement que mentalement, l’encadrement fait preuve à leur égard d’un respect et d’une attention inattendus. Ils sont peut-être programmés et uniformisés, mais certainement pas anonymes. On est loin de l’inhumanité de Full metal jacket.
Il y a deux fils narratifs dans Le fils : d’un côté, une plongée dans l’entraînement des spetznaz, les forces d’élite de l’armée russe, et de l’autre, le deuil vécu par la famille du soldat Dima, tué au Daghestan à 21 ans en mai 2013. Le soldat en question est le cousin du cinéaste Alexander Abaturov, qui a été persuadé par sa tante de réaliser ce documentaire qui élève une affaire personnelle à une dimension universelle. Le montage parallèle révèle des choses fortes, et parfois inattendues. Du côté de la famille, il y a la douleur et le silence liés à la perte d’un fils unique, qui dépassent toutes les notions de patriotisme, ainsi que les efforts entrepris pour surmonter cette absence. Du côté de l’armée, il y a aussi des suprises: si les soldats d’élite subissent un entraînement éprouvant aussi bien physiquement que mentalement, l’encadrement fait preuve à leur égard d’un respect et d’une attention inattendus. Ils sont peut-être programmés et uniformisés, mais certainement pas anonymes. On est loin de l’inhumanité de Full metal jacket.
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