Antithèse de Rocky, La Beauté du Geste célèbre le sport dans son intimité. Sa réalisation minimaliste revêt les scènes d’entraînement d’une musicalité entêtante, tandis que l’intensité marmoréenne de l’actrice Yukino Kiishi frappe en plein cœur.
Habitué des corps, Tsukamoto s'intéresse cette fois aux déchirements et aux souffrances psychologiques de l’âme de sa protagoniste. Libre et fou, Kotoko est un portrait de femme dissonant et morcelé, traversé par une profonde mélancolie.
Dans une société japonaise peu à l’aise avec les identités LGBTQIA+, Egoist est une précieuse exception. Ce mélodrame gay, remarquable par sa finesse psychologique et son discours social, filme avec pudeur ses personnages et leurs contacts physiques.