Après Petit Paysan, Hubert Charuel renoue avec le mélodrame rural en signant cette crépusculaire sociologie d’un territoire, aux airs de film catastrophe, qui mise ses risques de destruction sur les univers intimes.
À travers le parcours d’une autrice à qui l’on retire son fils, les figures de l’artiste et de la mère se réconcilient. Le deuil maternel prend toute sa délicatesse dans les airs électro composés par Maxence Dussère (Emilia Pérez, Annette).
Prends ma voix, emprunte ma vie. Cette réjouissante imposture ouvre la voie à de parfaits malentendus. Fabienne Godet, ancienne psychologue en milieu hospitalier, réussit une exquise comédie sociale, qui regonfle les cœurs comme une brioche.
Parce qu'Arnaud Desplechin nous ouvre les portes de sa cinéphilie, avec des extraits de films d’Alfred Hitchcock, Roberto Rosselini, François Truffaut, Fritz Lang, Ingmar Bergman, Claude Lanzmann, Kathryn Bigelow...
Parce que la bipolarité est une pathologie méconnue, que "La Vie de ma mère" décrit avec finesse, en nous faisant passer plusieurs fois du rire aux larmes.
Parce que c'est le premier film d'un acteur, et pas des moindres puisque Salim Kechiouche s'est fait connaitre en jouant dans "La Vie d’Adèle" et "Mektoub, My Love" d'Abdellatif Kechiche.