L'un des événements à Cannes était la remise du prix du Carrossse d'or à Jafar Panahi par la section de la Quinzaine des réalisateurs. Hommage au cinéaste iranien emprisonné et assigné à résidence. Projection du film Hors-jeu (à voir simultanément sur Universciné) suivi d'un débat sur les conditions de travail des cinéastes en Iran.

Hors-jeu, donc ? Titre ironique. C'est tout le contraire qui s'est passé sur la croisette. Le temps lointain où le Festival se faisait l'écho "officiel" des pays invités est heureusement révolu. Des films "interdits", "clandestins", sont régulièrement projetés pendant le temps du Festival et, après l'hommage (et la mobilisation via une pétition en ligne) de la Société des Réalisateurs Français, c'est la Sélection officielle qui donnera des nouvelles d'Iran des cinéastes surveillés et punis par le pouvoir: Mohammad Rasoulof, Jafar Panahi...

Avec Ceci n'est pas un film, les spectateurs peuvent voir les fragments d'une journée de la vie quotidienne de Jafar Panahi et de son ancien assistant-réalisateur Mojtaba Mirtahmasb, documentariste. Le film est arrivé, dit-on, par clé usb. Les nouvelles du monde passent donc bien, aussi, par Cannes, quoi qu'en décident certains.