Portrait-robot d’une radicalisation éclair, Tu me ressembles s’engouffre dans les affres de l’identité fracturée. Un biopic corrosif et éminemment subversif signé Dina Amer, présenté en 2021 à la Mostra de Venise. Disponible en exclusivité.
Le 18 novembre 2015, les images du raid de Saint-Denis sillonnent les postes de télévision et les couvertures des journaux. Un visage aussi : celui de Hasna Aït Boulahcen, kamikaze soupçonnée. Dina Amer, alors journaliste, n’oublie rien de la jeune femme ou du portrait sommaire qui en avait été dressé. Un parcours mouvementé, une identité égarée parmi tant d’autres.
Tu me ressembles, fruit d’une production étoilée signée Spike Jonze, Spike Lee et Claire Denis, explore cette fracture et s’interroge : comment, et pourquoi, emprunte-t-on le chemin de la radicalisation ? Nombre de réalisateurs auraient préféré le format documentaire pour traiter d’un sujet si épineux, mais Amer n’en démord pas - c’est un biopic, audacieux et engagé, qu'elle présente à la Mostra de Venise en 2021.
Sous le crible d’une mise en scène intimiste, aux accents de longue confidence, une vie hantée se dévoile. Car montrer Hasna, c’est montrer l’ombre de Mariam, la petite sœur dont elle a été brutalement séparée. C’est aussi montrer les déchirures sociales et culturelles qui, par-delà les conflits familiaux, traversent la France et son passé.
Le film tresse ainsi un vertigineux maillage de destins croisés. Au sort de Hasna s’entrelace celui des colonies laissées mutilées par les velléités impérialistes. Dina Amer signe une brûlante catabase où s’explore, sans justification ou euphémisme, les torpeurs et cicatrices identitaires les plus profondes. Ni misérabiliste ni voyeuriste pour autant, Tu me ressembles ouvre une fenêtre sur les traumatismes de l’abandon et multiples capitulations d’un système tout entier, dont personne ne sort indemne.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Véritable tour de force esthétique utilisant la technique des papiers découpés, ce film d’animation s’impose comme une pièce majeure de l’histoire du cinéma. Une symphonie épique inspirée des Contes des 1001 Nuits et de l’expressionnisme allemand.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.