Eté 1986. Tous les samedis, Brian, Belly et Burny se faufilent discrètement dans leur cinéma de quartier pour voir autant de films que possible. Un jour, Brian prend son courage à deux mains pour inviter Melody, la fille de ses rêves, à l'accompagner à la séance de 16h30. Mais rien ne va pas se passer comme prévu...
“Une véritable déclaration d’amour au cinéma”. Un lieu commun critique dont Kevin Smith a fait une marque de fabrique, sinon une carrière. Si sa filmographie déborde d’hommages au cinéma et de références à la pop culture, The 4:30 Movie signe certainement le film le plus sincère et le plus tendre du cinéaste américain.
En replongeant dans l’été de ses 16 ans, le réalisateur de Clerksrenoue avec ses premières amours : un budget modeste, un casting principal fait de jeunes inconnus et des personnages de movie geeks inspirés de sa propre adolescence. Autour du quatuor d’ados, gravite une galerie de seconds rôles habitués du View Askewniverse de Smith (Brian O'Halloran, Jeff Anderson, Jason Mewes, Rosario Dawson, Justin Long, Jason Lee...), qui viennent enrichir le récit sans jamais l’alourdir.
The 4:30 Movie s’inscrit ainsi dans la tradition des teen movies des années 1980, tout en conservant une voix profondément personnelle. Moins bavard que Clerks, moins auto-référencé que Jay and Silent Bob Reboot, le film révèle un Kevin Smith apaisé, et serein, démontrant que les grands enfants peuvent eux aussi atteindre une forme de maturité.
Avec une unité de temps assumée et une narration volontairement simple, Smith renoue avec un cinéma du quotidien, fait de petits gestes et de grandes émotions. Chronique d’un après-midi suspendu, le film condense la nostalgie des rituels adolescents et d’une époque révolue, où les premières émotions cinématographiques se mêlent aux premiers émois amoureux.
The 4:30 Movie rappelle qu'avant d’être une carrière, le cinéma fut – pour Kevin Smith comme pour tant d’autres – un refuge, un lieu de rencontres, d’apprentissage et de construction de soi. Et que, parfois, tout commence à la séance de 16h30.
Avec une tendre nostalgie qui rappelle les teen-movies de Richard Linklater, The 4:30 Movie célèbre le cinéma en tant qu’expérience partagée, capable de suspendre le temps pour réunir une bande d’ados un peu paumés et rêveurs.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.