Quelque chose est arrivé à Agnès. Et tandis qu'elle se heurte à un mur d'incompréhension et de déni, le monde continue à avancer sans elle. Son amitié́ avec Lydie demeure un refuge précieux, qui lui permet, entre rires et silences, d'entrevoir ce qui vient après “cette chose”, “ce truc”...
Premier long métrage d’Eva Victor, qui en incarne également le personnage principal, Sorry, Baby aborde de manière intime la violence de l’agression sexuelle et de ses conséquences. Un geste de cinéma radical, auréolé du prix Waldo Salt du meilleur scénario au Festival de Sundance 2025.
Tout en délicatesse, Eva Victor choisit la distance formelle dans sa mise en scène : un plan fixe sur une maison, une porte fermée, le soleil qui se couche, puis Agnès qui sort de la maison, lacets défaits. La même distance se retrouve dans les mots des protagonistes, vagues et flous, qui refusent de nommer l'innommable. Loin de faire du hors-champ et de l’ellipse un évitement de son sujet, la réalisatrice livre une représentation réaliste et sensible de la brutalité qui se joue parfois derrière les portes closes des maisons ordinaires.
Evitant tout cliché et toute velléité psychologisante, Eva Victor rappelle que la violence et le traumatisme n’ont pas à être le moteur narratif d’une histoire - ni celui d’une existence. Car c’est dans les respirations, les rires, les retrouvailles et les rencontres, contrepoints du déni et de l’incompréhension des institutions universitaires et médicales, que Sorry, Baby laisse éclore sa véritable lumière. Miroir négatif de la maison du professeur, la demeure d’Agnès devient un espace de réappropriation et de reconstruction, où peut se recomposer doucement ce que l’autre a fracturé, derrière les portes closes.
Un nouveau choc du cinéma indépendant américain, qui érige l’espoir et l’amitié en valeurs cardinales. La réalisatrice s’est inspirée de sa propre histoire pour raconter la résilience face aux traumatismes de l’existence, mêlant avec force le rire aux larmes.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Véritable tour de force esthétique utilisant la technique des papiers découpés, ce film d’animation s’impose comme une pièce majeure de l’histoire du cinéma. Une symphonie épique inspirée des Contes des 1001 Nuits et de l’expressionnisme allemand.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.