Quelque chose est arrivé à Agnès. Et tandis qu'elle se heurte à un mur d'incompréhension et de déni, le monde continue à avancer sans elle. Son amitié́ avec Lydie demeure un refuge précieux, qui lui permet, entre rires et silences, d'entrevoir ce qui vient après “cette chose”, “ce truc”...
Premier long métrage d’Eva Victor, qui en incarne également le personnage principal, Sorry, Baby aborde de manière intime la violence de l’agression sexuelle et de ses conséquences. Un geste de cinéma radical, auréolé du prix Waldo Salt du meilleur scénario au Festival de Sundance 2025.
Tout en délicatesse, Eva Victor choisit la distance formelle dans sa mise en scène : un plan fixe sur une maison, une porte fermée, le soleil qui se couche, puis Agnès qui sort de la maison, lacets défaits. La même distance se retrouve dans les mots des protagonistes, vagues et flous, qui refusent de nommer l'innommable. Loin de faire du hors-champ et de l’ellipse un évitement de son sujet, la réalisatrice livre une représentation réaliste et sensible de la brutalité qui se joue parfois derrière les portes closes des maisons ordinaires.
Evitant tout cliché et toute velléité psychologisante, Eva Victor rappelle que la violence et le traumatisme n’ont pas à être le moteur narratif d’une histoire - ni celui d’une existence. Car c’est dans les respirations, les rires, les retrouvailles et les rencontres, contrepoints du déni et de l’incompréhension des institutions universitaires et médicales, que Sorry, Baby laisse éclore sa véritable lumière. Miroir négatif de la maison du professeur, la demeure d’Agnès devient un espace de réappropriation et de reconstruction, où peut se recomposer doucement ce que l’autre a fracturé, derrière les portes closes.
Un nouveau choc du cinéma indépendant américain, qui érige l’espoir et l’amitié en valeurs cardinales. La réalisatrice s’est inspirée de sa propre histoire pour raconter la résilience face aux traumatismes de l’existence, mêlant avec force le rire aux larmes.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.