Auréolée d’une Mention spéciale dans la catégorie Panorama international à Séries Mania 2025, Putain entraîne le spectateur dans le quotidien chaotique de Gigi, lycéen balloté de galère en débrouille, entre une mère toxicomane et un père absent, au cœur d’une Bruxelles à la fois brute, réaliste et plurielle. Une série coup de poing.
Tour à tour cri de colère, exclamation de joie ou simple ponctuation de phrase, le Putain éponyme résonne dans les rues de Bruxelles, dans les couloirs du lycée, dans les chambres d’adolescents. Un titre à l’image de ces dix épisodes, chargés d’émotions contradictoires.
Au centre du récit, Gigi, dans une situation familiale instable et précaire, choisit la voie de l’émancipation, faite de petits boulots, de plans foireux et de débrouille, la rage au ventre. Face à la démission des adultes, le lycéen se construit une famille choisie, faite d’amis et de camarades de classe - tous habités par leurs propres démons, et par une colère sourde.
Face à eux, Bruxelles est plus qu’un simple décor. La ville s’impose dans les pavés, les gares, les appartements, et les communautés qu’elle abrite. Une diversité dont la BO de la série se fait par ailleurs l’écho. Dirigée par le rappeur Zwangere Guy (co-créateur de la série et dans le rôle du père de Gigi), la bande-son met en lumière des artistes belges (Brutus, Madou, FORSISSIES...) et traverse les genres autant que les quartiers de la capitale.
Dans la lignée du cinéma de Felix Van Groeningen, et sans jamais sombrer dans le misérabilisme, Putain raconte avec justesse des existences souvent caricaturées ou essentialisées. Son réalisme brut esquisse le portrait tragique d’une jeunesse en lutte permanente avec son environnement, mais intensément vivante. Et rappelle que derrière la colère et les “putain !” se cache avant tout un besoin fondamental : celui d’être vu, entendu et aimé.
Lorsque Gigi, un adolescent de Bruxelles, découvre que sa mère Anaïs sort à nouveau avec son ex, un homme toxique et toxicomane, il lui pose un ultimatum : c´est lui ou son amant. Anaïs alors incapable de choisir, Gigi décide de quitter la maison. Epaulé par ses amis, Gigi se fraye un chemin dans une société sans pitié.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.