Après The Unknown Country (disponible en exclusivité), qui suivait Lily Gladstone dans un road trip à travers le Midwest américain, Morissa Maltz signe un second long métrage intimiste, Jazzy. Un film délicat et tendre, dans lequel la cinéaste filme pendant six ans sa filleule, afin de capturer l’essence de l’enfance, dans ce qu’elle a de plus fragile, fugace, et vrai.
À la manière de Boyhood, Morrisa Maltz suit le quotidien de sa filleule Jazzy pendant plusieurs années, entre fiction et réalité documentaire (les deux jeunes actrices participent à l’écriture du projet). Mais la comparaison s’arrête là : quand Linklater compose une fresque familiale qui s’étend sur douze ans, Maltz préfère l'ellipse, l’omission, la fragmentation. Comme si l’enfance ne pouvait être racontée que par bribes, entre souvenirs et sensations.
À hauteur d’enfants puis d’adolescentes, Jazzycapte des moments de vie aussi futiles qu'essentiels : des éclats de rire, des silences, des larmes, des conversations de pré-ados qui abordent avec gravité les sujets les plus légers. Croisée à nouveau, Lily Gladstone marque un lien entre les deux films, entre les trajectoires des personnages et des communautés mises en lumière par Morrisa Maltz.
Jazzy prend alors la forme d’un recueil de fragments visuels et sonores, où la spontanéité des actrices et acteurs fait office de moteur narratif. Et c’est là que le film réussit à capter l’éphémère, la sensation que chaque instant, à peine vécu, appartient déjà au passé. Plus qu'un simple récit, Jazzy devient alors la mémoire vibrante et colorée d’une enfance, une collection d’instants qui n’existent déjà plus.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.