Après The Unknown Country (disponible en exclusivité), qui suivait Lily Gladstone dans un road trip à travers le Midwest américain, Morissa Maltz signe un second long métrage intimiste, Jazzy. Un film délicat et tendre, dans lequel la cinéaste filme pendant six ans sa filleule, afin de capturer l’essence de l’enfance, dans ce qu’elle a de plus fragile, fugace, et vrai.
À la manière de Boyhood, Morrisa Maltz suit le quotidien de sa filleule Jazzy pendant plusieurs années, entre fiction et réalité documentaire (les deux jeunes actrices participent à l’écriture du projet). Mais la comparaison s’arrête là : quand Linklater compose une fresque familiale qui s’étend sur douze ans, Maltz préfère l'ellipse, l’omission, la fragmentation. Comme si l’enfance ne pouvait être racontée que par bribes, entre souvenirs et sensations.
À hauteur d’enfants puis d’adolescentes, Jazzycapte des moments de vie aussi futiles qu'essentiels : des éclats de rire, des silences, des larmes, des conversations de pré-ados qui abordent avec gravité les sujets les plus légers. Croisée à nouveau, Lily Gladstone marque un lien entre les deux films, entre les trajectoires des personnages et des communautés mises en lumière par Morrisa Maltz.
Jazzy prend alors la forme d’un recueil de fragments visuels et sonores, où la spontanéité des actrices et acteurs fait office de moteur narratif. Et c’est là que le film réussit à capter l’éphémère, la sensation que chaque instant, à peine vécu, appartient déjà au passé. Plus qu'un simple récit, Jazzy devient alors la mémoire vibrante et colorée d’une enfance, une collection d’instants qui n’existent déjà plus.
Symcha Zweifler, patriarche à la tête d'un empire, souhaite vendre son affaire mais est soudainement confronté à son passé dans le quartier rouge de Francfort.
Confirmant leur statut de cinéastes ambitieuses, les Wachowski transforment un manga des années 1960 en manifeste visuel pour les années 2000, ébouriffant hybride entre folles expérimentations formelles et ode à la culture pop.
Véritable tour de force esthétique utilisant la technique des papiers découpés, ce film d’animation s’impose comme une pièce majeure de l’histoire du cinéma. Une symphonie épique inspirée des Contes des 1001 Nuits et de l’expressionnisme allemand.
Lilly Hu réalise un premier long métrage délicat, dans la lignée de Fish and Elephant, incontournable du cinéma lesbien chinois. Caméra à l’épaule, elle part à l'assaut de deux cœurs errants dans Changsha, ville bouillonnante et inépuisable.
Parce que l’histoire de Cendrillon a connu bien des versions littéraires : celle de l’italien Giambattista Basile, celle du Français Charles Perrault et celle des Allemands les frères Grimm.
Une Anglaise rend visite à son frère, médecin dans l'armée d'occupation à Berlin et marié à une Allemande. Celle-ci entraîne sa belle-soeur dans Berlin-est...
Comme plusieurs films de Lotte Reiniger, celui-ci existe en deux versions : une première réalisée en Allemagne en 1935 et une seconde en Angleterre vingt ans plus tard.
Parce qu'on connait bien les adaptations de contes de Lotte Reiniger, mais on sait moins qu'elle a également plusieurs fois mis en images (et en ombres) des épisodes La Bible (ici un extrait de l'Évangile selon Saint Luc).
Parce que Lotte Reingier n'est pas la seule a avoir porté à l'écran le conte d'Hansel et Gretel : en 1982, il a aussi été adapté à la télévision américaine par Tim Burton.