Sur scène, Lucas Belvaux a précisé qu'en ces temps "de débat sur l’identité nationale, le jury avait remarqué que la première qualité du cinéma français est sa capacité à s’ouvrir et à s’enrichir des autres cultures, d’investir dans des cinémas venus d’horizons divers et d’accueillir des cinéastes venus d’autres pays. » Longuement applaudi, il a poursuivi en affirmant qu’il y avait "un droit du sol français, dès lors qu’un film était réalisé en France avec des acteurs et des techniciens français. En attribuant le prix du Jury du long métrage français au film franco-iranien de Nader T. Homayoun : Tehroun, c’est ce que nous avons voulu signifier...». En venant chercher son prix, le lauréat a affirmé à son tour que « le cinéma n’a pas de frontières

De son côté, le public aussi a voté et a remis ses prix à deux longs métrages : La Reine des pommes de Valérie Donzelli (France), et La Régate de Bernard Bellefroid (Belgique).

A voir ci-contre, en video, un extrait de l'échange entre Lucas Belvaux et les festivaliers où le cinéaste évoque son départ de Belgique quand il n'a pas vingt ans, en stop, avec son sac à dos, direction Paris avec un seul but en tête : devenir comédien...