Cannes 2013 : Justine Triet gagne "La Bataille de Solférino"
Au Festival de Cannes, l'association des cinéastes indépendants, l'Acid, mène une (contre)programmation qui fait feu de tout bois. Après son court très remarqué (Vilaine fille, mauvais garçon — disponible ici même en vod), Justine Triet y présente son premier long et sa Bataille de Solférino, y a remporté tous les suffrages. Dans le presque huis-clos d'un appartement, un couple va s'affronter autour de leurs deux enfants tandis qu'à l'extérieur se déroulent les élections présidentielles opposant Sarkozy et Hollande. D'une situation intime explosive sur fond de situation collective toute aussi explosive (?), la réalisatrice fait naître une comédie toute en ruptures de tons et échappées documentaires. Elle nous raconte comment s'est déroulé le tournage de ce film hilarant mais qui révèle aussi, dit-elle, "les monstres qui sont en nous".
À 33 ans, Arman décide de changer de vie. Pour commencer, il court. Amélie poursuit la sienne (de vie) et court, elle aussi. La première rencontre est un choc.
Une station service. Deux femmes. L'hiver. Des trajets. Et puis le risque, l'amour. D'après un récit d'Olivier Adam, une histoire de liens qui se tissent.
On pose à Jean des questions sans écouter les réponses, on lui donne des conseils sans les suivre, on le caresse, on le gifle... C'est le repas dominical.
Parce que c’est le premier long métrage réalisé par l’acteur Louis Garrel, qui s’est adjoint, au scénario, les services du cinéaste Christophe Honoré avec lequel il a tourné à six reprises.
Amin, jeune clandestin, vient de rejoindre un campement dans la forêt. Chaque nuit il tente de gagner la zone portuaire et d'embarquer sous les camions.
Sarah, 20 ans, se lance avec enthousiasme dans la vie active lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de six mois. Trop tôt pour elle. Beaucoup trop tôt.
Vincent a vu "Le Secret de Brokeback Mountain". À la récré, il parle du film à Moussa. Au même moment, Jessica interroge Nadia sur son père homosexuel.
Gebo vit avec sa femme, Doroteia, et leur belle-fille, Sofia, mais c’est l’absence de leur fils, João, qui occupe les esprits. Soudain, il réapparaît...
Nana a 4 ans et vit dans une maison de pierres par-delà la forêt. De retour de l’école, une fin d'après-midi, elle ne trouve plus dans la maison que le silence.
1973. Onerva, 23 ans, est une jeune femme internée dans un sanatorium situé sur une île finlandaise. Elle doit prendre part à une thérapie expérimentale.
Pierre et Marion, se rendent chaque semaine pour jouer au ping-pong. Lors d’une partie, ils tombent nez à nez avec Rémi, l’amoureux d’enfance de Marion.
Variation joyeusement foutraque autour de la figure du Dr Frankenstein et de sa créature, Frankenhooker représente la quintessence de la série B des années 1990, entre image grainée et inventivité qui vient pallier le manque de budget.
De Woody Allen, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese
Sûrement le film à sketches le plus prestigieux jamais produit, composé de trois segments se déroulant à un étage différent du même immeuble, réalisés par Martin Scorsese, Woody Allen et Francis Ford Coppola !
Avant de se lancer dans South Park, Trey Parker et Matt Stone égratignaient déjà la société américaine avec un faux western, mais vraie satire, percutante et grinçante.
L'univers de la série B post-apocalyptique passée à la moulinette des productions TROMA, spécialisées dans le nanar premium: fun, trash et provocant. Mais surtout délirant !
Film méta par excellence, Terror Firmer raconte le tournage d’un long-métrage pornographique à petit budget, perturbé par un serial killer en pleine crise existentielle. Un ovni drôle et grinçant qui s’attaque frontalement à l’industrie cinématographique américaine.
Après un premier slasher inventif et gore à souhait, Brian Yuzna reprend l’idée d’un dentiste psychopathe dans une suite plus sombre encore, qui joue avec notre peur profonde du détartrage et de la fraise.
Et si Maman j’ai raté l’avion rencontrait Piège de Cristal dans le cadre idyllique d’un chalet de montagne, mais avec... des chiens et des chats doués de paroles en guise de héros ?!
L’occasion de découvrir que la trogne patibulaire de Til Schweiger, grand habitué des rôles de méchants à Hollywood, cache un réalisateur allemand à succès, comme le prouve cette comédie familiale inédite en France.
Sous-genre cher au cinéma belge, le mockumentaire trouve avec Spit’n Split une nouvelle expression. En suivant pendant deux ans la tournée un peu minable d’un groupe de rock, le réalisateur Jérôme Vandewattyne subvertit tous les clichés attendus.