Pour plonger dans le processus de création de cinéastes travaillant à deux, en binôme, en fratrie, en couple, Cinéma du réel a inventé le cycle Nous deux. Il s’agit de raconter la fabrication de certains films précis et d’essayer de saisir comment cette entité singulière, bien que double, se fait jour dans leur cinéma. Cela commence dès aujourd'hui avec le tandem Yann Le Masson/Bénédicte Deswarte pour leur film Kashima Paradise tourné en 1973 autour de la construction de l'aéroport de Narita (entre Kashima et Tokyo) contre lequel les paysans, refusant de vendre leur terre se mobilisèrent. (> 14h15 – Rediffusion le mercredi 24 à 14h). Les autres tandems sont Raymonde Carasco/Régis Hébraud (> lundi 22 mars à 17h). Jean-Luc Godard/Anne-Marie Miéville (>jeudi 25 mars à 18h et vendredi 26 à 16h), Danièle Huillet/Jean-Marie Straub (>jeudi 25 mars à 20h15), Yervant Gianikian/Angela Ricci Lucchi, (>samedi 27 mars à 19h30).

Auparavant, on se sera levé tôt pour assister à 10h au Centre Wallonie-Bruxelles à la projection dans la catégorie Premiers films du long métrage de Clémence Hébert, Le Bateau du père. Un questionnement sur le rôle des films de famille, sur ce qu'ils fixent : L'harmonie ? l'unité familiale ? Remonter le temps est à la fois marcher sur les traces du père et réapproprier son passé.

Et on se couchera tard après avoir vu l'incroyable histoire de Mrs Beale, la tante octogénaire de Jackie Kennedy qui, en 1975, vit avec sa fille Edie dans leur immense maison insalubre d'un quartier chic. Cela s'appelle Grey Gardens, et on le doit encore à la maison Albert Maysles dans le cadre de la dédicace qui lui est consacrée.

Evidemment, entretemps on n'aura pas pu tout voir : le débat avec Yuki Kawamura pour son film Grandmother (>16h45) celui avec Laurent Roth pour Ranger les photos (>17h) ou celui avec Jean-Patrick Lebel pour Je m'appelle Garance (>21h) ?